Les rites relatifs aux funérailles tels que laver le mort musulman, l’envelopper dans un linceul, prier sur lui et l’enterrer sont des pratiques auxquelles chacun de nous peut être confronté, d’où le nécessité de les apprendre, conformément aux enseignements prophétiques.
La mort n’est pas une fin, mais uniquement le passage de l’âme d’un monde à un autre, la séparation de l’âme et du corps, et pour les gens de la Sunna l’âme subsiste et ne disparaît pas.
Allah (سبحانه و تعالى) dit : « Allah accueille les âmes au moment de leur mort. » s39 v42, c’est-à-dire lorsque la personne meurt, il est recommandé de se souvenir de la mort et d s’y préparer, comme l’a dit le Prophète (ﷺ) : « Remémorez-vous souvent celle qui détruit les plaisirs : la mort : » et on s’y prépare en se repentant des péchés, en abandonnant tout préjudice, et en se tournant vers Allah par les actes d’obéissance.
Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’ai-je à faire de ce bas monde ? Je suis sur terre comme un voyageur qui serait abrité à l’ombre d’un arbre, puis aurait continué sa route et l’aurait délaissé. »
L’exemple du Prophète (ﷺ) concernant le déroulement des funérailles est le meilleur des exemples. Il comprend la bienfaisance envers le mort, la bonté envers sa famille et ses proches, tout en veillant à ce que le vivant réalise l’adoration et la piété envers Allah dans tout ce qu’il va entreprendre pour le mort.
L’exemple du Prophète (ﷺ), par ailleurs, dans les funérailles, comprenait l’établissement parfait de l’adoration du Seigneur, la bienfaisance envers le mort en le préparant à rencontrer Allah de la meilleure façon. Il recommandait à toutes les personnes présentes d’inciter continuellement le mourant à prononcer l’attestation « لا إله إلا الله - Lâ ilaha ilâ Allah » (ﷺ) pour qu’elle soit ses dernières paroles. Il interdisait aussi les pratiques de communautés qui nient la résurrection, se lamentent en se frappant le visage, déchirant leurs vêtements, se rasant la tête, gémissant et geignant à haute voix, et d’autres comportements similaires.
Le Prophète (ﷺ) a recommandé l’humilité en présence du mort et a autorisé les pleurs discrets et la tristesse du cœur, deux sentiments qu’il éprouvait lui-même et disait :
« L’œil verse des larmes, le cœur s’attriste mais nous ne disons que ce qui satisfait le Seigneur. »
Il a recommandé à sa communauté de louer Allah, de prononcer la formule d’Istirjâ’
( إنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ - Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un ) « Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. », et d’être satisfait du décret d’Allah. Ceci ne contredit nullement le fait de verset des larmes et d’avoir le cœur triste. C’est la raison pour laquelle bien qu’étant la créature la plus satisfaite du destin d’Allah et la plus fervente dans Sa louange le Prophète (ﷺ) a pleuré le jour où son fils Ibrahim est décédé. Il a pleuré par mansuétude, miséricorde, et compassion envers l’enfant, tandis que son cœur était totalement satisfait de ce qu’Allah (عز وجل) avait décrété, plein de reconnaissance envers Lui, et que sa langue était occupée à L’invoquer et Le Louer.
Ce que l’on doit faire prononcer au mourant
Si quelqu’un est en train d’agoniser, les personnes qui sont auprès de lui doivent faire plusieurs choses :
Le Prophète (ﷺ) à dit aussi : « Quiconque meurt en sachant qu’il n’y a pas de divinité digne d’être adorée en dehors d’Allah entrera au paradis » et dans un autre hadith : « Quiconque meurt sans associer quoi que ce soit à Allah entrera au paradis. »
Selon le hadith d’Umm Salama (رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهَا) : « le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si vous êtes en présence du malade ou du mort, ne dites que du bien, car les anges disent « âmin » à chacun de vos propos. »
La preuve en est le hadith d’Anas (رضى الله عنه) : « le Messager d’Allah (ﷺ) visita un homme faisant partie de la tribu des Ansâr et dit : « Ô khâl (oncle maternel) ! dis : لا إله إلا الله - Lâ ilaha ilâ Allah ». L’homme dit : « As-tu dis Khâl ou ‘amm (oncle paternel) ? » ; le Prophète rétorqua : « J’ai bien dit khâl ». L’homme dit : « Va-t-il donc mieux pour moi que je dise « لا إله إلا الله - Lâ ilaha ilâ Allah » ? » Le prophète (ﷺ) répondit : « Oui ! ».
Husayn Al-Dju’fi a dit : « Je rendis visite à Al-A’mash avec un groupe de gens le jour de son décès. Sa maison était pleine de monde. C’est alors qu’un vieil homme entre et s’exclama : « Gloire et pureté à Allah ! Vous êtes témoins de l’agonie de cette homme et aucun d’entre vous ne lui enjointe de prononcer l’attestation de foi ? » Al A’mash leva alors l’index et remua les lèvres. »
Ce que l’on doit faire après la mort
Lorsque la mort survient et que l’âme quitte le malade, les personnes présentes doivent accomplir plusieurs choses :
- Fermer les yeux du défunt
- Il faut couvrir le défunt
- S’acquitter rapidement des dettes du défunt
- Préparer le défunt afin de l’enterrer
- Enterrer le défunt là où il est décédé
- Deux choses incombent proches du défunt lorsque la nouvelle de son décès leur parvient
Ceci vaut seulement pour celui qui n’est pas décédé en état d’Ihram (sacralisation), car dans ce cas on ne lui couvre ni la tête ni le visage.
De même, lorsqu'un des frères de ‘Aishah (رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهَا) décéda dans la vallée Al-Habashah et fut déplacé du lieu où il mourut, elle dit: « Rien ne m'afflige ou ne m'attriste plus que mon souhait qu'il ait été enterré sur le lieu même de son décès. »
An-Nawawî a dit dans A-Adhkâr : « Si le défunt a laissé Comme instruction que son corps soit déplacé vers une autre contrée, on ne doit pas l'exécuter car il est strictement interdit de le faire d'après l'avis le plus correct énoncé par la plupart des savants et confirmé ouvertement par ceux qui se sont penchés avec minutie sur les détails de la Loi. »
Il ne fait pas partie de la Sunna de réciter le Coran sur le défunt et de l’orienter vers la Qiblah.
﴿وَلَنَبْلُوَنَّكُم بِشَيْءٍ مِّنَ الْخَوْفِ وَالْجُوعِ وَنَقْصٍ مِّنَ الْأَمْوَالِ وَالْأَنفُسِ وَالثَّمَرَاتِ ۗ وَبَشِّرِ الصَّابِرِينَ﴾ ﴿١٥٥﴾ ﴿الَّذِينَ إِذَا أَصَابَتْهُم مُّصِيبَةٌ قَالُوا إِنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ﴾ ﴿١٥٧﴾ ﴿١٥٦﴾ ﴿الَّذِينَ إِذَا أَصَابَتْهُم مُّصِيبَةٌ قَالُوا إِنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ﴾
« Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants ● Qui disent, quand un malheur les atteint: "Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons." ● Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde, et ceux-là sont les biens guidés. » S2 V155-157
Deuxième : Prononcer la formule dite Istirja’
« إنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ - Inna lillahi Wa inna ilayhi raji’un »
« Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons »
Le lavage Mortuaire
Laver un défunt est une obligation communautaire, c’est-à-dire que si certains musulmans en assurent l’exécution le péché de faillir à cette obligation ne frappe pas les autres.
- La personne qui est le plus en droit de laver le défunt, est celle qui a été désigné dans le testament.
- Les Hommes sont lavés par des hommes et les femmes par des femmes, cependant il est permis aux époux de pratiquer le lavage réciproquement l’un pour l’autre. Selon le Hadith rapporté par ‘Aisha (رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهَا) le prophète lui a dit : « Si tu meurs avant moi, c’est moi qui procéderais à ta toilette mortuaire. »
- L’homme, comme la femme, peuvent laver l’enfant qui a moins de sept ans, qu’il soit un garçon ou une fille.
- Le laveur doit couvrir les parties du corps qu’il est interdit de montrer, puis enlèvera ses habits. Le lavage doit avoir lieu à l'abri du regard des gens.
- Laver le défunt trois fois ou plus si nécessaire avec de préférence du jujubier (sidr) ou autre produit moussant comme le savon. Le nombre de lavage doit être impair.
- Relève de la sunna parfumer l’eau du dernier lavage avec du parfum, sachant que le camphre est meilleur.
- Pour les Femmes il faut démêler les cheveux, bien les laver, et faire trois nattes qu’il faut placer derrière la tête.
Le linceul
Il est obligatoire d’envelopper le défunt dans un linceul.
- La valeur ou la dépense qu’il est nécessaire doit être prélevée sur les biens du défunt même s’il ne laisse rien après cela pour ses héritiers.
- Le linceul doit être long et large pour qu’il couvre le corps du défunt en entier.
- Il est préférable que le linceul soit composé de trois pièces de tissus blancs car le Prophète (ﷺ) fut enveloppé dans trois linceuls.
Selon le hadith de ‘Aisha (رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهَا) qui rapporte : « Le Messager d’Allah(ﷺ) fut enveloppé dans un linceul composé de trois pièces de tissu en coton blanc de Sahûl (au Yémen). Ces trois pièces n’étaient composées ni de tunique ni de turban. - Le linceul de la femme est composé de 5 pièces de tissus de coton blanc qui sont le pagne, le voile, la tunique, et les deux pièces de tissus qui enveloppe le cops.
- Il est aussi possible de parfumer le linceul.
Le suivi du convoi funéraire
Il est obligatoire de suivre le convoi funéraire du défunt. Ceci fait partie du devoir des musulmans envers le défunt musulman.
D'après Abou Sa'id Al Khoudri (رضى الله عنه), le Prophète (ﷺ) a dit: « Visitez le malade et suivez les convois funéraires car ceci vous rappelle l'au-delà ».
Il faut presser le pas lors du convoi funéraire.
D’après Abû Hurayrah (رضى الله عنه) qui rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit : « Hâtez le pas quand vous transportez un mort. Si le défunt était pieux, vous le menez vers le bien ; et s’il en est autrement, ce sera un mauvais fardeau dont vous déchargez vos épaules. »
Il est permis de marcher devant le mort, derrière, à sa droite ou à sa gauche. Toutefois, celui qui est sur une monture doit le suivre de derrière.
Selon la parole du Prophète (رضى الله عنه) qui a dit : « Celui qui est sur une monture chemine derrière le convoi funéraire. Quant à celui qui est à pied qu’il se place à n’importe quel endroit, [derrière le convoi, devant à sa droite et à sa gauche, proche de lui]. De même, on prie sur l’enfant [et on implore Allah pour qu’il accorde à ses parents le pardon et la miséricorde].»
Anas Ibn Malik (رضى الله عنه) a dit : « Le Prophète (ﷺ) ainsi qu’Abu Bakr et ‘Umar marchaient aussi bien devant que derrière le mort. »Il n’est pas permis de prendre part au convoi funéraire en se comportant d’une façon qui va à l’encontre de la législation. À ce sujet ont été explicitement interdit :
- Pleurer à haute voix et suivre le convoi funéraire avec un encensoir. D’après la parole du Prophète (ﷺ) : « Le convoi funéraire ne doit pas être accompagné de cris de plaintes et de feu. »
- Le fait d’élever la voix par des formules de dhikr en accompagnant le cortège funéraire car c’est une innovation. D’après la parole de Qays Ibn ‘Ubadah qui a dit : « Les Compagnons du Prophète (ﷺ) détestaient le fait d’élever la voix pendant les funérailles. »
La Prière mortuaire
La prière funéraire sur le musulman est une obligation d’ordre collectif, il suffit qu’un groupe de fidèle l’accomplisse pour que le reste en soit dispensé.« Visitez le malade et suivez les convois funéraires car ceci vous rappelle l'au-delà ».
- Il est obligatoire que la prière funéraire s’accomplisse en commun.
- Il est recommandé, lors de l’accomplissement de la prière de former au moins trois rangs.
- L’imam se tiendra au niveau de la tête du défunt lorsque celui-est un homme, et au niveau de la taille lorsqu’il s’agit d’une femme.
- L’imam prononcera le Takbir entre quatre et neuf fois. Le nombre de Takbir dans la prière funéraire est dans la majeure partie des cas de quatre, cependant chacun de ces cas ayant été rapportés de manière authentique de la part du Prophète (رضى الله عنه), il est permis à l’imam d’agir comme il l’entend.
- Lever les mains lors du premier Takbir.
- On placera sa main droite sur le dos de la main gauche, pour les poser ensuite sur sa poitrine.
D’après Abû Hurayrah (رضى الله عنه) rapporte que « Le Messager d’Allah (ﷺ) accomplit une prière funéraire et leva les mains lors du premier Takbir pour placer ensuite la main droite sur la gauche. » - Réciter après le premier Takbir, sourate Al-Fatiha, il est possible de réciter après sourate Fatiha une autre sourate.
- Conformément au hadith de Talhah Ibn ‘Abdullah Ibn ‘Awf qui a dit : « J’ai accompli une prière funéraire derrière Ibn ‘Abbas. Il récita la Fatiha ainsi qu’une sourate, en élevant la voix au point de nous faire entendre sa récitation. Lorsqu’il termina la prière, je le pris par la main et l’interrogeai sur cette pratique. Il me dit alors : « J’ai uniquement élevé la voix afin que vous sachiez que cette pratique est Sunna et qu’elle est la vérité ». »
- La Récitation se fait à voix basse
- On prononcera ensuite un second Takbir après lequel on invoquera Allah en faveur du Messager d’Allah (ﷺ), réciter la deuxième partie du Tachahoud.
- On prononcera ensuite un troisième Takbir, dans lequel on invoque sincèrement Allah en faveur du défunt.
- Après le quatrième Takbir, on invoque encore pour le défunt.
- Pour terminer on salue d’un seul Taslim par la droite.
- La Sunna, lors de la prière funéraire, consiste à ce que l’imam et ceux qui le suivent saluent à voix basse.
L’enterrement-inhumation du Musulman
L’enterrement fait aussi partie des obligations communautaires qui incombent au musulman de réaliser.
- Il est obligatoire d’enterrer le musulman parmi les musulmans.
- Il faut creuser une tombe profonde, large et l’arranger.
- Le défunt est placé sur le côté droit et son visage en direction de la Qibla.
- L'invocation à prononcer lorsque l'on place le mort dans sa tombe.
بِسْمِ اللهِ وَ عَلَى سُنَّةِ رَسُولِ الله - Il est recommandé à ceux qui assistent à l’enterrement, de prendre trois poignées et de les verser dans la tombe.
- La Sunna, une fois l’enterrement terminé, consiste à élever la tombe d’environ un empan par rapport au sol en ayant la forme d’une bosse.
La durée du deuil
Il n’est pas permis de faire le deuil d’un défunt durant plus trois jours.
‘Abdullah Ibn Ja’far (رضى الله عنه) rapporte :« Le Prophète laissa passer trois jour avant de rendre visite à la famille de Ja’far. Il s’y rendit et dit : « Ne pleurez plus mon frère après ce jour. »»
Pour la femme dont le marie est décédé le deuil est de 4 mois et 10 jours
D'après Zaynab (رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهَا), le Prophète (ﷺ) a dit:
« Il n'est pas permis à une femme qui croit en Allah et au jour dernier de faire le deuil pour un mort au-delà de trois jours, sauf pour le mari, pour lequel le deuil est de 4 mois et dix jours ».
Les Condoléances
- Il est recommandé de présenter ses condoléances aux proches du défunt.
D’après Anas Ibn Malik (رضى الله عنه) qui rapporte que le Prophète (ﷺ) a dit :« Celui qui réconforte son frère dans la foi après qu’un malheur l’a atteint verra Allah le vêtir d’un habit vert dont il se réjouira le jour de la résurrection ». - La présentation des condoléances n’est pas limitée dans le temps.
- Deux choses sont à éviter :
- Se rassembler, pour présenter les condoléances dans un endroit spécifique.
- La préparation par la famille du défunt d’un repas à l'intention des personnes qui leur rendent visite à cet effet, car cela est considéré comme faisant partie des lamentations.
- La Sunna consiste uniquement à ce que les proches et les voisins préparent un repas suffisant à l’intention de la famille du défunt.
Concernant tout ce qui se rapporte au sujet des 40 jours, il s’agit d’innovations qu’il ne faut en aucun cas mettre en pratique car rien n’est rapporté dans la Sunna.
Les rites funéraires musulmans sont des pratiques religieuses fondamentales visant à honorer le défunt conformément aux enseignements islamiques. Ils comprennent :
- La toilette mortuaire (Ghusl) : purification du corps du défunt par des personnes qualifiées.
- La mise en linceul (Kafan) : enveloppement du corps dans un tissu blanc respectant la tradition prophétique.
- La prière funéraire (Salat Janaza) : prière collective en faveur du défunt, demandant à Allah Sa miséricorde.
- L’inhumation : le corps est placé sur le côté droit, orienté vers la Qibla, dans un carré musulman.
- Le respect du deuil : les proches sont encouragés à la patience et à la prière, en évitant les manifestations excessives de douleur.
Ces étapes doivent être effectuées avec respect, humilité et conformément à la Sunna.
La toilette mortuaire (Ghusl al-mayyit) est une obligation communautaire (Fard Kifaya) en Islam, c'est-à-dire qu’elle doit être accomplie par au moins quelques membres de la communauté pour décharger les autres de cette responsabilité.
Son importance repose sur plusieurs principes :
- Purification du défunt : Elle permet au musulman de rencontrer son Seigneur dans un état de propreté, comme avant la prière.
- Respect des préceptes islamiques : Elle suit la tradition prophétique (Sunna) et honore le défunt.
- Réalisation d’un devoir religieux : Tout musulman a droit à cette purification avant son enterrement.
Comment se déroule-t-elle ?
- Elle est réalisée par des personnes du même sexe que le défunt (sauf pour les époux).
- Elle se fait à l’abri des regards, avec de l’eau pure et parfois des feuilles de jujubier ou du camphre.
- Le corps est lavé un nombre impair de fois (3, 5 ou plus si nécessaire).
- Après le dernier lavage, le défunt est parfumé et enveloppé dans son linceul.
Ce rite est une marque de respect envers le défunt et une obligation pour la communauté musulmane.
La déclaration de décès doit être effectuée dans les 24 heures suivant le décès auprès de la mairie du lieu où il a eu lieu.
Qui peut déclarer un décès ?
- Un membre de la famille.
- Un représentant des Pompes Funèbres Amana (avec mandat).
Quels documents fournir à la mairie ?
- Certificat de décès établi par un médecin.
- Pièce d’identité du défunt et du déclarant.
- Livret de famille ou acte de naissance du défunt.
Quels organismes prévenir après la déclaration ?
- La sécurité sociale.
- La mutuelle et les assurances.
- L’employeur ou Pôle emploi.
- La banque et les caisses de retraite.
- Les fournisseurs de services (EDF, eau, téléphonie, etc.).
La prière funéraire (Salat Janaza) est une obligation communautaire en Islam. Elle est un moyen de demander pardon et miséricorde pour le défunt.
Pourquoi est-elle essentielle ?
- Elle est une intercession en faveur du défunt : les prières des croyants peuvent alléger son sort.
- Elle est une obligation collective : les musulmans doivent y assister pour accomplir ce devoir religieux.
- Elle témoigne de la solidarité et du respect : c’est une occasion pour la communauté d’honorer la mémoire du défunt.
Comment se déroule-t-elle ?
- Elle est effectuée debout sans inclinaison ni prosternation.
- Elle comprend quatre Takbir :
- 1er Takbir : Récitation de la Fatiha.
- 2e Takbir : Prières et bénédictions sur le Prophète (ﷺ).
- 3e Takbir : Supplication pour le défunt.
- 4e Takbir : Invocation pour tous les musulmans et conclusion par un seul ou deux salutations (Taslim).
- Plus il y a de fidèles présents, plus la prière est bénéfique pour le défunt.
Cette prière est un acte de fraternité et de soutien à la famille du défunt, ainsi qu’un rappel de la fragilité de la vie.
