La prière

Il existe plusieurs recommandations en ce qui concerne le déroulement de cette prière.

Tout d’abord, lors de l’accomplissement de la prière, l’imam doit se tenir au niveau de la tête pour le défunt et au milieu du corps pour la défunte. Ensuite, il faut se répartir en trois rangs derrière l’imam. S’il n’y a qu’une seule personne avec l’imam, il ne doit pas prier à ses côtés mais plutôt derrière lui. Les femmes peuvent procéder à la prière des morts soit de façon individuelle, soit en groupe avec les hommes, en se mettant derrière eux, comme pour la prière ordinaire.

En cas de décès multiples, hommes et femmes , il faut faire une seule prière collective. Cependant il est permis de faire une prière pour chaque défunt comme le fit le Prophète pour les défunts de la bataille d’Uhud.

Il est permis d’accomplir la prière funéraire dans la mosquée mais il est préférable d’accomplir la prière funéraire en dehors de la mosquée dans un endroit réservé pour les prières funéraires, comme à l’époque du Prophète (PBSL). C’est ce qu’il (PBSL) pratiquait le plus souvent. Ainsi lorsque le Prophète (PBSL) a accomplit la prière pour le Négus d’Ethiopie, il le fit dans une mussalâ près d’al-Baqî’.

Selon Anas b. Malik (qu’Allah l’agrée), il n’est pas permis d’accomplir la prière funéraire sur les tombes, sauf en cas d’extrême obligation.

« Que le Prophète (PBSL) a interdit de prier sur les tombes »

Rapporté par Ibn Al-A’rabî et Al-Tabarânî.

Autre hâdith allant dans ce sens :

« Ne faites pas de vos demeures des cimetières, car Shaytân fuit la demeure dans laquelle doit être lue la sourate  »La vache ». Il (PBSL) indiqua donc que les tombes ne sont pas des lieux de lecture légalement. C’est pour cela qu’il (PBSL) exhorta la récitation du Coran chez soi et interdit de faire que les demeures soient comme des cimetières dans lesquels on ne lit pas ; comme il (PBSL) l’indiqua dans un autre hâdith :  »Priez dans vos demeures et ne les prenez pas comme des tombes. » »

Rapporté par Muslim, Al-Tirmidhî, Al-Nasâ’î, Al-Bayhâqî et Ahmad.

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Position de l’imam lors de la prière funéraire pour le défunt.
Se mettre debout. Formuler l’intention d’effectuer la prière pour le défunt.

Position de l’imam lors de la prière funéraire pour la défunte.
Se mettre debout. Formuler l’intention d’effectuer la prière pour la défunte.

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Dire le premier takbîr, Allâhu Akbar, en levant les mains à la hauteur des oreilles.

Poser ensuite la main droite sur la main gauche à hauteur de la poitrine ( et au-dessus du nombril). Lire la sourate al-Fâtiha.

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Dire le deuxième takbîr, Allâhu Akbar (mains levées). Faire la prière sur le Prophète (PBSL).

Dire le troisième takbîr, Allâhu Akbar (mains levées). Prononcer les invocations à Dieu pour le défunt, ainsi que pour soi-même et les croyants.

Dire le quatrième takbîr, Allâhu Akbar (mains levées). On peut prononcer d’autres invocations si on le souhaite. Enfin terminer la prière en tournant le visage vers le côté droit, en prononçant :

« Que la paix soit sur vous ainsi que Sa miséricorde et Sa bénédiction. »

« As-salâmu ‘alaykum wa rahmatu llâhi wa barkâtuhu. ».

On peut aussi saluer à gauche.

Rappel : la prière funéraire peut comprendre de 4 à 9 takbirât.

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La prière en elle-même se déroule comme suit :

1. Prononcer le takbîr quatre fois ou cinq fois et jusqu’à neuf takbîrât au maximum. Tout cela a été établi par le Prophète (PBSL). Le mieux est d’alterner entre chacune, comme cela est pratiqué pour les invocations d’ouverture, les formules du tash-ahhûd, les prières ibrahimiques et autres. Et si l’on doit absolument privilégier une variante, cela devrait être les quatre takbîrât parce que les hâdith authentiques qui y sont relatifs sont plus nombreux.

2. Il est permis de lever les mains lors du premier takbîr ; deux hâdith s’y rapportent dont l’un renforce l’autre. Les Savants ont attesté cette pratique.

3. Mettre la main droite sur le revers de la main gauche, du poignet et de l’avant-bras, puis les poser sur la poitrine. Cette position des mains et des bras est attestée par de nombreux hâdith . En revanche, les hâdith indiquant de les poser en dessous du nombril, des savants tels qu’Al-Nawâwî, Al-zaylâ’î et d’autres les qualifient de faibles.

4. Réciter après le premier takbîr le prologue du Coran, Al-Fâtiha, et une autre sourate, selon le hâdith suivant :

« J’ai prié derrière Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée), sur un convoi funèbre. Il récita Al-Fâtiha, et une autre sourate à haute voix. Lorsqu’il termina, je lui prie la main et l’interrogea sur le fait qu’il haussa la voix lors de la récitation. Il (PBSL) me répondit : » (j’ai élevé la voix) pour que vous sachiez que ceci est une Sunna ». »

Selon Talha b. ‘Abdullah Ibn ‘Awf. Rapporté par Al-Bukhârî, Abû Dâwûd, Al-Nasâ’î, Al-Tirmidhî, Ibn Jârûd, Al-Dâraqutnî et Al-Hâkim.

  1. Lire à voix basse

« La Sunna dans la prière sur le convoi funèbre est de lire dans le premier takbîr, la sourate Al-Fâtiha d’une voix basse, puis prononcer le takbîr trois fois et saluer à la dernière. »

Rapporté par Al-Nasâ’î et autres.

  1. Prononcer ensuite le deuxième takbîr et prier sur le prophète, selon le hâdith cité d’Abî Umâma qui dit qu’un homme parmi les Compagnons du Prophète (PBSL) l’informa :

« Que la Sunna dans la prière sur le convoi funèbre est que l’imam prononce le takbîr, lise la sourate Al-Fâtiha après le premier takbîr à voix basse puis prie sur le Prophète (PBSL) et invoque sincèrement pour le défunt dans les trois takbîrât en ne lisant rien pendant. Puis qu’il salue à voix basse à droite, et que l’assemblée fasse de même »

Rapporté par Al-shâfi’î, Al-Bayhâqî et Ibn Jârûd.

Quand à la formule de prière sur le Prophète (PBSL), aucun hâdith authentique n’en fait mention. Il semblerait que la prière funèbre n’ait pas de formule particulière et que l’on prononce donc l’une des formules établies pour le tash-ahhûd dans les prières obligatoires.

Parmi les invocations prophétiques, nous pouvons citer la suivante :

« Seigneur, bénis Muhammad et ses proches, comme Tu as béni Ibrâhîm et ses proches, accordes le salut à Muhammad et ses proches, comme Tu l’as accordé à Ibrâhîm et ses proches ; Tu es digne de louanges et de glorification. »

اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ كَمَا صَلَّيْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ، وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ كَمَا بَارَكْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ فِي العَالَمِينَ إنَّكَّ حَمِيدٌ مَجِيدٌ

« Allâhumma salli ‘alâ muhammadin wa ‘alâ âli muhammadin kamâ sallayta ‘alâ ibrâhîma wa ‘alâ âli ibrâhîm, wa bârik ‘alâ muhammadin wa ‘alâ âli muhammadin kamâ bârakta alâ ibrâhîma wa ‘alâ âli ibrâhîma fil-‘âlamîna innaka hamîdun majîd. »

  1. Effectuer ensuite le reste des takbîrât et invoquer sincèrement pour le défunt. Toute invocation doit se faire avec la plus grande sincérité, et du plus profond du cœur. Autrement, elle ne serait que vaines paroles, n’ayant aucun bénéfice pour celui qui prie ainsi que pour le mort.

    8. Quelques exemples d’invocations

    a)

« Ô Dieu ! Accordes-lui pardon, miséricorde et préserves-le. Effaces ses péchés, accueilles-le avec générosité et facilites-lui l’accès [au Paradis]. Fais qu’il soit lavé par l’eau, la neige et la grêle ! Fais qu’il soit nettoyé de ses péchés comme est lavé le vêtement blanc des souillures ! Offres-lui une demeure meilleure que la sienne, une famille et une épouse meilleures que les siennes. Fais-le entrer au Paradis et préserves-le du supplice de la tombe et du châtiment de l’Enfer »

اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ وَارْحَمْهُ وَعَافِهِ وَاعْفُ عَنْهُ وَأَكْرِمْ نُزُلَهُ وَوَسِّعْ مُدْخَلَهُ وَاغْسِلْهُ بِالْمَاءِ وَالثَّلْجِِ وَاَلْبَرَدِ، وَنَقِّهِ مِنَ اَلْخَطَايَا كَمَا يُنَقَّّى الثَّوْبُ الأَبْيَضُ مِنَ الدَّنَسِ وَأَبْدِلْهُ دَاراً خَيْرًا مِنْ دَارِهِ، وَأَهْلاًخَيْرًا مِنْ أَهْلِهِ وَزَوْجًا خَيْرًا مِنْ زَوْجِهِ، وَأَدْخِلْهُ الْجَنَّةَ وَأَعِذْهُ مِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ وَمِنْ عَذَابِ النَّارِ

« Allâhumma ghfir lahu, wa-rhamhu, wa ‘âfihi, wa- fu ‘anhu, wa akrim nuzulahu, wa wassi’ mudkhalahu, wa-ghsilhu bi-1-mâ’i wa-th-thalji wa-l-baradi, wa naqqihi mina 1-khatâyâ kamâ yunaqqa th-thawbu l-abyadiu mina d-danasi, wa abdilhu dâran khayran min dârihi wa ahlan khayran min ahlihi wa zawjan khayran min zawjihi, wa adkhilhu-1-jannata, wa a’idhhu min ‘adhâbi 1-qabri wa min ‘adhâbi n-nâr. »

b)

« Seigneur, pardonnes à nos vivants ainsi qu’à nos morts, aux présents comme aux absents, à nos jeunes et à nos vieux, à nos hommes ainsi qu’à nos femmes. Seigneur, celui, parmi nous, à qui Tu as destiné de vivre, donnes-lui de vivre en musulman, et celui à qui Tu as destiné de mourir, fais-le mourir croyant. Seigneur, ne nous prives pas de sa rétribution et ne nous égares pas après lui. »

اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِحَيِّنَا وَمَيِّتِنَا، وَشَاهِدِنَا وَغَائِبِنَا، وَصَغِيرِنَا وَكَبِيرِنَا وَأُنْثَانَا اللَّهُمَّ مَنْ أَحْيَيْتَهُ مِنَّا فَأَحْيِهِ عَلَى الإِسْلاَمِ، وَمَنْ تَوَفَّيْتَهُ مِنَّا فَتَوَفَّهُ عَلَى الإِيمَانِ، اللَّهُمَّ لاَ تَحْرِمْنَا أَجْرَهُ وَلاَ تُضِلَّنَا بَعْدَهُ

« Allâmumma ghfir li hayyinâ wa mayyitinâ, wa shâhidinâ wa ghâ’ibinâ, wa saghîrinâ wa kabîrinâ, wa dhakarinâ wa unthânâ. Allâhumma man ahyaytahu minnâ fa ahyihi ‘alâ l-islâm, wa man tawaffaytahu minnâ fa-tawaffahu ‘alâ !-îmân. Allâhumma lâ tahrimnâ ajrahu wa lâ tudillanâ ba’dahu. »

c)

« Seigneur, [ce croyant, donner le nom s’il est connu] est sous Ta grâce et Ta protection, préserves-le du tourment de la tombe et du châtiment du feu. Tu es digne de loyauté et de louange. Pardonnes-lui et fais-lui miséricorde, Tu es certes le Pardonneur, le Miséricordieux. »

اللَّهُمَّ إِنَّ (فُلانَ بْنَ فُلانٍ) فِي ذِمَّتِكَ، وَحَبْلِ جِوَارِكَ، فَقِهِ مِنْ فِتْنَةِ القَبْرِ وَعَذَابِ النَّارِ، وَأَنْتَ أَهْلُ الْوَفَاءِ وَالْحَقِّ، فَاغْفِرْ لَهُ وَارْحَمْهُ، إِنَّكَ أَنْتَ الْغَفُورُ الرَّحِيمُ

« Allâhumma inna [donner le nom s’il est connu, sinon ‘abdaka] fi dhimmatika wa habli jiwârika, fa-qihi min fitnati 1-qabri wa ‘adhâbi n-nâri, wa anta ahlu l-wafâ’i wa 1-baqqi. Fa-ghfir lahu wa-r-hamhu, innaka anta 1-ghafûru r-ahîm. »

d)

« Seigneur, [il est] Ton serviteur, fils de Ton serviteur et de Ta servante ; il a besoin de Ta miséricorde, alors que Tu n’as pas besoin de le punir. S’il était bienfaisant, alors accrois ses hasanât, et s’il était malfaisant, passes outre ses erreurs. »

اللَّهُمَّ إِنَّهُ عَبْدُكَ وَابْنُ عَبْدِكَ وَابْنُ أَمَتِكَ اِحْتَاجَ إِلَى رَحْمَتِكَ، وَأَنْتَ غَنِيٌّ عَنْ عَذَابِهِ، إِنْ كَانَ مُحْسِنًا فَزِدْ فِي حَسَْنَاتِهِ، وَإِنْ كَانَ مُسِيئًا فَتَجَاوَزْ عَنْهُ

« Allâhumma ‘abduka wa-bnu ‘abdika wa-bnu amatika, ihtâja ilâ rahtmatika, wa anta ghaniyyun ‘an ‘adhâbihi. In kâna muhsinan fa-zidhu fi hasanâtihi, wa in kâna musî’an fatajâwaz ‘anhu. »

  1. e)

« Ô mon Dieu, ne nous prives pas de sa [le défunt] récompense, et ne nous exposes pas à des épreuves après sa mort. Pardonnes-lui ainsi qu’à nous. »

اللَّهُمَّ لا تَحْرِمْنَا أَجْرَهُ وَلا تَفْتِنَّا بَعْدَهُ وَاغْفِرْ لَهُ وَلَنَا

« Allâhumma lâ tahrimnâ ajrahu wa lâ taftinnâ ba`dahu wa-ghfir lahu wa lanâ. »

  1. f) Lorsque le mort est un enfant, on peut dire :

« Seigneur, fais de cet enfant un prédécesseur pour ses parents, une réserve [de bien], une exhortation, une réflexion et un intercesseur pour eux. Alourdis par lui leur mesure, fais descendre la patience dans leurs coeurs, ne les soumets pas à la tentation après lui et ne les prives pas de sa rétribution. »

اللَّهُمَّ اجْعَلْهُ فَرْطًا ِلأَبَوَيْهِ وَسَلَفًا وَذُخْرًا وَعِظَةً وَاعْتِبَارًا وَشَفِيعًا، وَثَقِّلْ بِهِ مَوَازِينَهُمَا وَأَفْرِغْ الصَّبْرَ عَلى قُلُوبِهِمَا وَلا تَفْتِنْهُمَا بَعْدَهُ وَلا تَحْرِمْهُمَا أَجْرَهُ

« Allâhumma ij`alhu fartan li abawayhi wa salafan wa dhukhran wa `izatan wa-‘tibâran wa shafî`an. wa thaqqil bihi mawâzinahumâ wa afrighi s-sabra `alâ qulûbihimâ wa lâ taftinhumâ ba’dahu wa lâ tahrimhumâ ajrahu. »

Rappel : ces invocations peuvent être faites après le troisième takbîr, ainsi qu’après la prière funéraire. On peut les réciter toutes ou quelques-unes seulement, dans cet ordre ou non.

9. L’invocation entre le dernier takbîr et la salutation est permise.

10. Saluer ensuite deux salutations comme l’on salue dans la prière obligatoire, l’une vers la droite et l’autre vers la gauche. Mais il est permis de se limiter à la première salutation uniquement. La Sunna est de saluer sur le convoi funèbre à voix basse.

11. Il n’est pas permis de prier sur le convoi funèbre pendant les trois moments où la prière est interdite (sauf en cas de nécessité) :

• Quand le soleil se lève, de l’aurore jusqu’à son lever ;
• Quand l’heure du midi arrive, jusqu’à ce que le soleil s’incline (ne soit plus au Zénith) ;
• Quand le soleil s’apprête à se coucher jusqu’à ce qu’il se couche.

La prière sur le mort musulman est une obligation collective sauf pour l’enfant mort impubère et le martyr.
En effet, le Prophète (PBSL) n’a pas prié sur son fils Ibrahîm et sur les martyrs de la bataille de Badr. Lors de la prière pour ces catégories, on fait des invocations plutôt pour leurs parents que pour eux.
S’il est avéré que la prière n’est pas obligatoire sur ces deux catégories, elle est néanmoins légitime. Elle est légitime aussi pour :

• l’enfant mort prématurément ;
• le martyr ;
• la personne endettée qui n’a pas laissé de quoi rendre ses dettes ;
• le défunt déjà enterré ;
• celui qui meurt dans un pays où il n’y a personne pour prier sur lui

Et aussi :

• la personne tuée lors d’une peine légale ;
• le musulman mort sans avoir accompli aucune obligation et respecté aucun interdit ;
Il est interdit de prier, demander le pardon ou de demander la miséricorde pour les non musulmans ou le munâfiq .

Le cas de la prière pour l’absent (salat-al-ghâ’ib)
Il s’agit de la prière pour les morts en cas d’absence de la dépouille du défunt. Elle est accomplie en cas d’enterrement d’un musulman dans une contrée où la prière des morts n’a pas été accomplie pour lui. Le Prophète (PBSL) l’a accomplie lorsqu’il apprit la mort du Négus d’Ethiopie. Elle s’accomplit exactement comme la prière sur les morts, sauf que le corps n’est pas présent, l’intention étant d’accomplir ce devoir pour le mort désigné (ou les morts). En principe, si la prière mortuaire a déjà été accomplie, la prière de l’absent ne doit pas être accomplie.