Les innovations

L’innovation mène souvent à l’égarement notamment :

a) Celle qui contredit la Sunna de par les paroles, les actes et les croyances, même si elle est le fruit d’un effort de déduction (ijtihâd) ;

b) Celle par laquelle on se rapproche d’Allah (SWT) alors que le Messager d’Allah (PBSL) l’a interdit ;

c) Toute chose qui ne peut être instituée que par un texte ou arrêt et à propos de laquelle il n’y a pas de textes, est une innovation sauf ce qui provient d’un Compagnon ;

d) Ce qui a été joint à l’adoration parmi les habitudes des mécréants ;

e) Ce que certains ont énoncé comme étant recommandé mais qui n’a pas de preuve ;

f) Et enfin toute adoration autorisée sans restriction à laquelle les gens en auraient justement posé comme le lieu, le moment, la manière ou le nombre.

Les rites funéraires n’ont pas été épargnés par ce type d’égarement. C’est pour cette raison qu’il nous a semblé important de citer les plus pratiquées aujourd’hui, toute tendance et culture confondues.

Actions à ne pas faire et paroles à ne pas dire

• La croyance de certains, que les démons viennent à la personne agonisante sous la forme de leurs parents dans un habit juif et chrétien pour lui proposer toute religion afin de les égarer.

• Poser le Coran près de la tête du mourrant.

• Suggérer au mourant de reconnaître le Prophète (PBSL) et les gens de sa maison (que la paix soit sur eux).

• Tourner le visage du mourant vers la Qibla.

• Faire sortir de chez le défunt la femme en période de menstrues et de lochies ainsi que celui qui est en état d’impureté majeur (janâba).

• Le fait que celui qui a assisté au départ de l’âme du défunt, arrête de travailler jusqu’à ce que passe sept jours.

• La croyance de certains que l’âme du défunt vole autour du lieu où il est décédé.

• Laisser une bougie auprès du défunt la nuit de son décès jusqu’au matin.

• Lire le Coran chez le défunt jusqu’à ce qu’on commence à le laver.

• S’attrister pour le défunt une année entière durant laquelle les femmes ne se teignent pas avec le henné, ne portent pas de beaux vêtements ni de bijoux. Et lorsque l’année passe, elles font ce qu’elles ont l’habitude de faire.

• Retourner les moquettes et les tapis de prière et couvrir les miroirs et les lustres.

• Ne pas utiliser ce qu’il y avait d’eau dans une jarre ou autre dans la maison, et considérer qu’elle est impure, justifiant cela par le fait que lorsque l’âme du défunt monte, elle se trempe dedans.

• Ne pas ingérer de viandes pendant un certain temps.

• Eviter de pleurer sur le défunt.

• Penser ou dire que la personne qui meurt le jour du vendredi ou la nuit du vendredi ne connaît le châtiment de la tombe qu’une seule heure, puis le châtiment s’interrompt et ne revient pas jusqu’au Jour de la Résurrection.

• Penser ou dire que le châtiment de la tombe se dissipe du mécréant le vendredi et le mois de Ramadan.

• Mettre une galette et une jarre d’eau à l’endroit où a été lavé le défunt trois nuits après son décès.

• Allumer une bougie ou une lampe à l’endroit où a été lavé le défunt durant trois nuits du coucher du soleil à son levé, chez certains durant sept nuits voire plus, faisant de même à l’endroit où il est décédé.

• Le fait que celui qui lave (le mort) récite une invocation pour chaque membre qu’il lave.

• Invoquer à haute voix lors du lavage du mort ou lorsqu’on l’escorte.

• Laisser tomber les cheveux de la défunte entre ses seins.

• Déplacer le défunt à des endroits lointains pour l’enterrer près des tombes des vertueux comme les gens de la maison et leurs semblables.

• Ecrire le nom du défunt ainsi que les deux attestations ainsi que les noms des gens de la famille (du Prophète (PBSL)), que la paix soit sur eux, avec la terre d’Al-Husayn, que la paix soit sur lui, si elle est présente, et mettre cela dans le linceul.

• Ecrire une invocation sur le linceul.

• Embellir le convoi funèbre.

• Porter des drapeaux devant le convoi funèbre.

• Mettre tout objet rappelant le défunt sur la planche.

• Porter des couronnes, des myrtes, des fleurs et une photo du défunt devant le convoi funèbre.

• Sacrifier un mouton sur le pied de la porte lors de la sortie du convoi funèbre.

• Porter du pain et un mouton devant le convoi funèbre, sacrifier le mouton après l’enterrement et le distribuer avec le pain.

• La croyance de certains que si le défunt était une bonne personne, son poids diminue pour ceux qui le portent et que le convoi funèbre se déplace plus rapidement.

• Donner l’aumône lors de la sortie du convoi funèbre.

• Porter le convoi funèbre en faisant dix pas de chacun de ses quatre côtés.

• Elever la voix pour l’invocation ou la lecture du Coran, de la burda ou de dalâ’il al-khayrat’(poèmes soufis).

• Invoquer derrière le convoi funèbre par al-jalâla ou la burda ou les « dalaâ’il » ou les plus beaux nom d’Allah (SWT).

• Dire en le suivant : « Allah (SWT) est grand, Allah (SWT) est grand, j’atteste qu’Allah (SWT) donne la vie et donne la mort et qu’Il est Le Vivant qui ne meurt pas. Gloire à Celui qui s’est affermi par le pouvoir et la vie éternelle, et a soumis les serviteurs par la mort et la disparition. »

• Crier derrière le convoi funèbre : « invoquer pour lui le pardon, Allah (SWT) vous pardonnera » et ce qui est semblable.

• Crier le mot « Al-Fâtiha » lorsqu’on passe près de la tombe d’un homme pieux.

• Le fait que celui qui assiste aux funérailles dise : « Louange à Allah (SWT) qui n’a pas fait que je sois du nombre de ceux qui ont péri. »

• La croyance de certains que le convoi funèbre, si la personne était pieuse, s’arrête à la tombe d’un saint lorsqu’il passe à côté malgré ceux qui la portent.

• Dire lorsqu’on voit le convoi funèbre : « Ceci est ce qu’Allah (SWT) et Son Prophète (PBSL) ont promis, et Allah (SWT) et Son Prophète (PBSL) ont dit vrai. O ! Seigneur augmente ma foi »

• Suivre le défunt avec un brûle parfum.

• Tourner avec le convoi autour des tombeaux

• Tourner avec le convoi autour de la maison antique Al-Ka’ba sept fois.

• Faire entrer le défunt par la porte de la miséricorde de la Mosquée Al-Aqsa et le poser entre la porte et le Rocher, et rassembler certaines personnes âgées pour réciter certaines invocations.

• Faire la prière de l’absent après le coucher du soleil chaque jour sur les funérailles des musulmans morts à travers le monde.

• Prier sur un absent alors que l’on sait que l’on a prié sur lui dans son pays.

• Enlever ses chaussures lorsque l’on prie un défunt même si elles ne sont pas sales en apparence, puis se mettre dessus.

• Réciter l’invocation d’ouverture de la prière.

• Ce que certains disent après la prière d’une voix élevée :

« Qu’attestez-vous à son propos ? », puis que les personnes présentes disent : « Il faisait partie des pieux, et autres. »

• Sacrifier un buffle lorsque le convoi funèbre arrive au cimetière avant de l’enterrer, et partager la viande entre ceux qui sont présents.

• Verser le sang de la bête sacrifiée lors de la sortie du convoi funèbre de la maison dans la tombe du défunt.

• Faire des invocations autour de la civière du mort avant son enterrement.

• L’appel à la prière (al-adh-ân) lorsque l’on met le défunt dans sa tombe.

• Mettre un peu de terre d’Al-Husayn, que la paix soit sur lui, avec le défunt lorsqu’on le pose dans la tombe prétendant que c’est une protection contre toute peur.

• Mettre un coussin ou autre sous la tête du défunt de la tombe.

• Pulvériser de l’eau de rose sur le défunt dans sa tombe.

• Dire lors de la première poignée : « Au nom d’Allah (SWT) ».
Lors de la deuxième : « La royauté appartient à Allah (SWT).
Lors de la troisième : « La puissance appartient à Allah (SWT) ».
De la quatrième : « La gloire appartient à Allah ».
De la cinquième : « La grâce et le pardon appartiennent à Allah ».
De la sixième : « La miséricorde est à Allah (SWT) »
Puis réciter lors de la septième, la parole d’Allah (SWT) « Chacun ici-bas est à périr » et lire ensuite « d’elle Nous vous avons crée. »

• Lire la sourate Al-Fâtiha à la tête du défunt et le début de la sourate « La Vache » à ses pieds.

• Lire les sept sourates : Al-Fâtiha, Les Hommes, L’Aube naissante, Le Monothéisme pur, Le Secours, Les Infidèles, La Destinée puis l’invocation suivante :

« Seigneur, je Te demande par Ton Nom magnifique et Te demande par Ton Nom qui est le fondement de la religion, Te demande…et Te demande…et Te demande…et Te demande par le nom par lequel si tu es supplié, Tu donnes et si Tu es invoqué, Tu exauces, Seigneur de Gibrîl, Mikâil, isfâfîl et ‘Azrail etc »

• Lire le Coran lorsque l’on répand la terre sur le défunt.

• Dicter au mort l’attestation de foi lors de l’enterrement.

• Poser deux pierres sur la tombe d’une femme.

• Faire ses condoléances après l’enterrement du défunt près de sa tombe.

• Déplacer le défunt avant ou après l’enterrement vers les lieux saints.

• Séjourner auprès du défunt après son enterrement, dans une maison.

• S’interdire de rentrer à la maison lors du retour de l’enterrement jusqu’à que l’on se lave les membres des traces du défunt.

• Donner l’aumône près de la tombe.

• Présenter ses condoléances auprès des tombes.

• Limiter les condoléances à trois jours.

• Laisser les matelas que l’on met dans la maison du défunt pour que s’y assoit celui qui vient présenter ses condoléances, les laisser ainsi jusqu’à ce que passent sept jours puis on les enlève.

• Présenter ses condoléances par « Il y a en Allah (SWT) consolation de tout malheur et remplacement de tout disparu. Ayez donc confiance en Allah (SWT), retourner à Lui, car celui à qui est faite privation est celui qui est privé de la récompense. »

• Prendre invitation pour manger chez la famille du défunt.

• Prendre invitation pour le défunt au premier, au septième, au quarantième jour (après sa mort) et à la fin de l’année.

• Manger chez la famille du défunt le premier jeudi.

• Recommander que des hommes passent la nuit près de la tombe pendant quarante nuits plus ou moins.

• Léguer des biens, surtout de l’argent pour que l’on lise le Saint Coran ou que l’on prie des prières surérogatoires ou tout autre chose allant dans ce sens.

• Donner l’aumône pour le défunt de ce qu’il aimait comme nourriture.

• Donner l’aumône pour l’âme des défunts lors des trois mois de Rajab, Sha’bân et Ramadân.

• Lire pour les défunts et sur eux.

• Faire les louanges d’Allah (SWT) pour les défunts.

• Commémorer le défunt la quarantième nuit ou chaque année

• Visiter les tombes après un décès le troisième jour et appeler cela « la séparation », et les visiter au bout d’une semaine, puis après quinze jours, puis au quarantième jour et appeler cela « al-tala’ât ». Certains se limitent aux deux dernières visites.

• Visiter les tombes des parents chaque vendredi.

• Visiter les tombes le jour d’Ashûrâ.

• Visiter les tombes la nuit de la mi-Sha’bân et y allumer le feu.

• Les visiter le jour de fêtes religieuses.

• Le fait que certains visiteurs s’arrêtent un peu à la porte dans le but de se concentrer comme s’ils demandaient la permission, puis ils entrent.

• Lire sur les tombes des gens du Livre : « Ceux qui mécroient prétendent qu’ils ne seront point ressuscités. Dis : Si, par mon Seigneur ! Vous serez très certainement ressuscités »

• Prêcher sur les chaires et les chaises dans les cimetières les nuits éclairées par la pleine lune.

• Envoyer son salut aux Prophètes, que la paix soit sur eux, par l’intermédiaire de ceux que l’on visite.

• Donner un salaire à celui qui lit le Coran et en offre la rétribution au défunt.

• Verser de l’eau sur une tombe d’une épouse dont le mari s’est remarié après elle, prétendant que cela atténue la jalousie.

• Voyager pour visiter les tombes des Prophètes et des pieux.

• Jouer de la musique et danser sur la tombe d’Ibrahim pensant que cela rapproche d’Allah (SWT).

• Poser des briques ou des planches de bois sur les tombes.

• Poser des grillages sur une tombe.

• Embellir la tombe.

• Mettre des exemplaires du Coran près des tombes pour celui qui a l’intention de le lire.

• Parfumer les murs d’une tombe.

• Présenter les requêtes des plaintes et les jeter à l’intérieur du tombeau en prétendant que celui qui y est enterré statue sur cela.

• Nouer des chiffons aux fenêtres des tombes des saints pour qu’ils se souviennent d’eux et satisfassent leur besoin.

• Frapper aux cercueils des saints et s’y accrocher.

• Toucher une tombe et l’embrasser.

• Coller son corps ou toute partie de son corps contre la paroi de la tombe ou ce qui l’entoure.

• Se couvrir les joues de poussières sur les tombes.

• Immoler et sacrifier auprès d’une tombe.

• Rechercher la direction sur laquelle se trouve un homme pieux au moment d’invoquer.

• S’interdire de donner le dos à la direction où se trouvent certains pieux.

• Se rendre aux tombes des Prophètes et des pieux pour y invoquer en espérant être exaucé ; s’y rendre pour prier, pour le rappel d’Allah (SWT), le jeûne ou le sacrifice.

• Invoquer Allah (SWT) en prenant le défunt comme intermédiaire.

• Jurer sur lui en prenant Allah (SWT) comme témoin.

• Dire au défunt ou à l’absent parmi les Prophètes et les pieux : « Invoques Allah (SWT) ou demandes à Allah (SWT) ».

• Appeler au secours son défunt en disant : « O maître untel, portes-moi secours ou aides-moi contre mon ennemi ».

• Enlever la tombe et construire dessus.

• Graver le nom du défunt et la date de son décès sur la tombe.

• Construire des mosquées et des mausolées sur les tombes et les vestiges.

• Prendre les cimetières comme mosquées en priant et en donnant dos à la Ka’ba.

• Faire des tombes des lieux de cérémonie.

• Demander secours au Prophète (PBSL) en dehors d’Allah (SWT).

• Embrasser la tombe du Prophète (PBSL).

• Tourner autour de la tombe du Prophète (PBSL).